Steve Frécinaux

Vide-frigo

Pour les américains et les anglophones de tous poils, les mots junk food évoquent avant tout la malbouffe, les fast foods ou les sucreries. Bref, ce genre de trucs qui vous sappent une santé en moins de temps qu’il n’en faut pour engloutir vingt hamburgers.

Mais junk c’est avant tout les ordures, les déchets. Sous cet angle, les termes junk food pourraient très bien évoquer une activité qui serait au frigo ce que le vide-grenier est… au grenier. Et, toute diététique mise à part, on trouve souvent plein de choses intéressantes dans un frigo ou au fond d’une armoire, restes esseulés insuffisants pour constituer un repas normal mais potentiellement aptes à sustenter leur homme pour peu qu’on leur donne l’occasion de travailler par équipe. Honnêtement, même si c’est le meilleur moyen de provoquer un infarctus chez Maïté, le vide-frigo est une chose que j’adore, à chaque fois un repas de roi.

Tout à l’heure dans mon réfrigérateur, il y avait :

  • Deux vieilles roulades ardenaises surgelées
  • Le fond d’un paquet de poivrons surgelés découpés en lanières
  • Du concentré de tomates
  • Des épices d’origine diverses
  • Un œuf, dernier de sa boite de douze
  • Une demi tranche de jambon cuit
  • Un reste de fromage rapé
  • Du pain

C’était bon.