Steve Frécinaux

Ma Gentoo

Ça y est, j’ai réimplanté une distribution linux sur mon ordinateur de bureau, quelque temps après que la précédente, une Fedora Core 1.0, ait succombé des suites de blessures multiples. J’étais à la recherche d’une distribution un tant soit peu robuste, mais surtout, comme on ne se refait pas et que je suis, paraît-il, un peu geek sur les bords, j’avais le profond désir de comprendre le fonctionnement d’un système linux et l’architecture sous- jascente à celui-ci. Voyez ça sous un angle didactique, pour quelqu’un qui ne se contente pas de vaguement utiliser son ordinateur pour des tâches précises et prédéfinies, mais en gère la configuration, la maintenance, et n’est pas sans programmer un truc ou l’autre de temps en temps. D’un autre côté, il n’est pas question pour le linuxien quasi-néophyte que je suis de se lancer dans l’aventure d’un Linux From Scratch ou même d’une Slackware…

J’ai donc retenu dans un premier temps les distributions Debian et Gentoo, qui allient (très) bonne réputation, base d’utilisateurs et de documentation assez importante, et facilité relative d’emploi sans pour autant masquer les aspects plus bruts de l’administration d’un système linux. Entre les deux mon cœur balance, comme dit le dicton, mais il m’a quand même fallu trancher, et j’ai donc choisi la Gentoo, que j’ai mis environ deux jours à installer (à mettre en rapport avec les vingt-cinq minutes nécessaires à l’installation de la Fedora).

Le temps d’installation est dû au fait que sous Gentoo, tout ou presque se compile lors de l’installation, au contraire de la majorité des distributions qui utilisent des paquets de programmes pré-compilés (binaires).C’est somme- toute un avantage car cela permet une grande liberté, notamment dans les optimisations apportées, et les gros projets qui mettent beaucoup de temps à se compiler sont souvent disponibles également sous forme binaire. Signalons aussi que Gentoo ne dispose pas d’installeur automatisé, tout se fait par ligne de commande, les yeux rivés sur la documentation (très bien faite au demeurant). Ça peut paraître rebutant, mais en fait, c’est un avantage dans mon cas, car il est manifeste que j’ai appris beaucoup de choses sur les bases du système (compilation d’un noyau, montage de partitions, configuration des différents éléments du système), et je suis maintenant capable de me débrouiller lors, par exemple, de la reconfiguration de mon noyau.

Mon système est maintenant opérationnel depuis cinq jours, et je n’ai pas à m’en plaindre, it works fine, à l’exception de l’une ou l’autre mésaventure (mat reconnaîtra), quelques éléments que je n’ai pas encore configurés, et un bug un peu gênant et surtout très bizarre qui ne manquera pas d’être corrigé tôt ou tard (une louche de gdm, une part de gnome, un soupçon de xinerama et de cartes nVidia).

J’en profite pour noter ce message qui sans doute passera à la postérité, mais que surtout je devrais retenir pour m’aider lors de mes prochaines installations potentielles. Encore merci à mat pour toute l’aide qu’il a eu l’infinie gentillesse de m’apporter… Et pour les parties de Crack-Attack qu’on a partagées ;-) ).

Device drivers -> Networking support -> Ethernet (10 or 100Mbit) -> Tulip Family machin truc -> Y sur “Tulip” family network device support et M sur DECchip Tulip (dc2114x) PCI support

mat, #openweb, dimanche 11 juillet 2004