Steve Frécinaux

Les Dieux eux-même…

Dispositif expérimental sur la Lune

Pour persuader un bébé de lâcher votre montre, vous ne lui faites pas tout un discours… vous lui tendez un hochet, par exemple.

Isaac Asimov, Les Dieux eux-même (ISBN 2-07-041977-0)

L’énergie. La chose la plus élémentaire qui soit. La plus indispensable, aussi, qu’elle se présente sous forme mécanique, chimique, lumineuse ou même mentale. Et disposer d’une source illimité d’énergie, cela équivaudrait à la reconnaissance, voire la toute-puissance pour certains, et pour d’autres, des milliards d’autre, une amélioration substantielle de la qualité de vie.

Or, cette source illimitée d’énergie, quelqu’un l’a trouvée. Mais, comme le découvria une personne, cette source n’est pas sans risque. Et devant la puissance de l’inventeur de la Pompe à Electron (fruit d’une étrange collaboration entre deux peuples), devant une humanité qui ne semble pas prête à abandonner son confort pour sa survie, la lutte risque d’être rude…

Ce roman d’Asimov trouve son origine dans un lapsus d’un conférencier, citant comme parfaitement stable un isotope ne pouvant pas physiquement exister, le plutonium 186. Se met alors en place un “monde” dans lequel cohabitent deux univers aux lois physiques radicalement différentes. Et l’auteur dès lors d’imaginer comment serait un monde (et la forme de vie intelligente qui l’habite) où la force nucléaire forte serait mille fois supérieure à celle qui sévit sur Terre…

Bien ficelé, parfois difficile à imaginer (mais à quoi peut bien ressembler une forme de vie basée essentiellement sur la fusion nucléaire ?), ce roman qui marqua le retour d’Isaac Asimov à la SF en 1976 est à conseiller à tous ceux qui, comme moi, apprécient ce style littéraire.